Etat généraux de la bioéthique. Déclaration des évêques de France

          Le gouvernement organise actuellement les États Généraux de la Bioéthique dans le but de réviser la loi sur ces questions très sensibles.
          Dans ce cadre, la question de la Fin de Vie est de nouveau débattue et médiatisée de façon souvent passionnelle. Il nous semble important d’aborder cette question dans la sérénité, en réfléchissant à toutes les conséquences que pourraient entrainer la mise en place en France de l’euthanasie ou même du suicide assisté.
         Nous entendons souvent cette affirmation : « Je fais ce que je veux de mon corps. » Peut-on vraiment dire cela ? Suis-je isolé, hors de toutes relations ? Ma décision personnelle, y compris sur ma propre vie, n’a-t-elle aucune conséquence sur le personnel soignant, sur la famille, les amis, et en fin de compte sur la société tout entière ? Nous avons le devoir moral de faire grandir la fraternité avec nos frères gravement malades ou en fin de vie, de les accompagner et de ne pas les abandonner à leurs pensées suicidaires. L’amour que nous leur manifestons ne leur donne-t-il pas leur plus grande dignité ?
         Dans ce texte, signé par tous les évêques de France, nous vous proposons quelques repères qui peuvent nourrir cette réflexion et nous invitons « nos concitoyens et nos parlementaires à un sursaut de conscience pour que s’édifie toujours plus en France une société fraternelle où nous prendrons individuellement et collectivement soin les uns des autres. »
† Laurent DOGNIN
Evêque de Quimper et Léon