Le billet du Père D.Thépaut

Saint Paul Aurélien, abbé évêque de Léon, 
Patron secondaire du diocèse.
      En ce jour de rentrée de septembre, nous célébrons le « Pardon » de Saint Pol. Avec l’aide de Dieu, nous nous mettons en condition pour reprendre avec joie nos activités humaines et paroissiales.
        Nous plaçons tout cela sous le patronage de quelqu’un qui est né au Pays de Galles vers l’an 480.
        Il débarqua à Ouessant et après, quelques étapes, se fixa en deux endroits : d’abord à l’Île de Batz, et ensuite en ce lieu-ci que les bretonnants continuent d’appeler Kastell car notre ville de Saint Pol fut une enceinte fortifiée.
        Les deux attributs de Saint Paul Aurélien sont une cloche et un évangéliaire.
- La cloche pour rappeler à tous que la voix du Très-Haut appelle à la dimension divine de l’existence, et pour faire savoir que la grâce de Dieu est bien à l’œuvre en ce pays de Léon.
- L’évangéliaire pour raconter les merveilles de Dieu inaugurées par le Christ, et qui se poursuivent en chacun de ceux qui le reçoivent dans la foi.
        Saint Paul Aurélien est représenté terrassant un dragon qu’il aurait chassé de l’Île de Batz. Avec lui, nous continuons de combattre ce « dragon invisible » qui tente toujours de nous tirer vers le bas, dans nos pensées, paroles, actions et omissions.
        Qu’en ce jour de pardon nous soit donné un accroissement d’amour, et que nous soyons renouvelés dans notre espérance et notre fierté chrétiennes.
Sant Paol Aorelian, pedit evidom !

L’œuvre de Dieu.

« Mon Père travaille toujours, et moi aussi je travaille » (Jn 5,17). Ainsi, la croissance du corps de l’Eglise n’est pas de la responsabilité des envoyés, qu’ils soient prêtres, laïcs en mission, bénévoles de nos clochers ; elle est d’abord l’œuvre de Dieu.
       C’est bien le Seigneur qui fait pousser et qui fait que les récoltes soient prêtes :         
«La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux : priez donc d’envoyer des ouvriers pour la moisson. » Les ouvriers ne sont pas envoyés semer ou planter, ni arroser ni sarcler, mais moissonner ! Car tout ce qui précède la récolte, le Seigneur l’a déjà fait lui-même.
Nous sommes les serviteurs d’une œuvre qui nous dépasse, quand nous nous rendons disponibles :
- Effectuer un service dans l’Eglise, ce n’est pas d’abord donner un coup de main au curé, c’est collaborer à « l’œuvre de Dieu ».
- Balayer ou entretenir nos églises et chapelles, ouvrir et fermer les portes, mettre quelques fleurs, c’est collaborer à « l’œuvre de Dieu ».
- Accueillir dans nos presbytères, c’est accueillir au nom de Dieu.
- Transmettre la foi, faire le catéchisme, éduquer les jeunes à la vie chrétienne, accueillir des gens en recherche, c’est moissonner ce que le Seigneur a déjà fait mûrir dans le cœur de chacun des fidèles.
- Offrir ses compétences pour l’animation liturgique ou les chorales, préparer les temps forts, rencontrer les parents qui demandent le baptême pour leurs enfants, préparer des fiancés au mariage, c’est donner à Dieu le moyen de développer sa grâce par les sacrement.
- Accueillir les pauvres, les soigner et les vêtir, c’est accueillir le Christ lui-même.
- Préparer et célébrer les funérailles avec les familles, c’est faire œuvre de miséricorde.
            Ainsi, nos actions, si importantes ou modestes soient-elles, nous échappent pour devenir œuvre de Dieu. Notre tâche est nécessaire pour cet accomplissement divin. Et si nous sommes beaucoup à servir à la moisson, nous cherchons encore bien d’autres ouvriers disponibles pour travailler le champ du Seigneur.
N’hésitez pas à me signaler vos disponibilités et vos talents pour le service de l’œuvre de Dieu.
(Ou prenez place dans la communauté directement en ligne >>>ICI )

Père Dominique THEPAUT