Le Billet Paroissial

L’Avent : attendre, se préparer, ensemble
     Attente d’une venue, attente d’un événement. L’Eglise nous propose quatre semaines d’un temps un peu mystérieux, avant de célébrer la Nativité du Seigneur.
Nous n’attendons plus la naissance de Jésus : il est né une fois, il y a longtemps ; et pourtant nous attendons. Mais qu’attendons-nous et comment attendre ?
        L’attente... pour les impatients c’est difficile, il faut que tout arrive tout de suite. Oui, ce temps d’attente sera long, il durera plus de quatre semaines ; il sera difficile, ce sera un long chemin de libération dans notre vie et celle du monde …
      L’attente, le temps de notre espérance, le temps du désir creusé en notre cœur du retour du Seigneur, de ce Seigneur qui, un jour qu’il aura choisi, restaurera l’harmonie en nous et dans le monde.
     L’attente, oui, mais comment ? La question a été posée par ses disciples à Jean le Baptiste, sa réponse vaut aussi pour nous : attendre en se préparant et en vivant selon le cœur de Dieu ; attente active, dans la peine, en déblayant, en redressant, en aplanissant, car le chemin du retour du Seigneur nous est confié, c’est nous qui le préparons. Nous le préparons dans le partage, par l’honnêteté et la rectitude de notre vie ; Jean est très précis, nous n’avons rien à inventer.  Nous le préparons par notre conversion dans la discrétion et le secret de notre cœur, dans une ferme espérance, et dans la foi, sûrs que nous verrons le salut de Dieu.
      Les passages de l’Ecriture retenus par l’Eglise pour nourrir notre attente et fortifier notre foi nous ont été présentés par le Père Mazéas. C’est toute la grande paroisse nouvelle qui est invitée à se rassembler autour de la Parole du Seigneur, c’est toute la grande paroisse qui est invitée à vivre intensément ce temps de l’attente, c’est la grande paroisse qui est invitée à être Corps du Christ dans l’attente de la totale réalisation de son Royaume.                    
        Laurence PESCE, chargée de formation.

Noël : à quelle heure sera la messe de minuit ? Question qui fait sourire… et témoigne de l’histoire de nos règles liturgiques. Vous savez qu’il y a toujours trois messes à Noël (celle de la nuit, celle de l’aurore et celle du jour). Chacune avec un évangile différent. 
      Avant la réforme liturgique on les célébrait d’affilée à partir de minuit, car les règles interdisaient alors de dire la messe entre midi et minuit. Il fallait donc attendre cette heure tardive pour avoir une messe de Noël. Relisez le charmant conte d’A. Daudet dans Les lettres de mon moulin.
      Mais d’une tradition plus ancienne vient aussi l’usage de débuter les fêtes et solennités dès la veille au soir. Ainsi nous sommes déjà dans la célébration religieuse de Noël le 24 décembre, à la tombée de la nuit. 
       C’est l’autorisation des « messes anticipées » au tournant des années 1970 qui a fait avancer l’heure de la « messe de la nuit » entre 18h et 21h. Quelques lieux (dont Rome) ont conservé une messe de Noël à minuit pile. Cela est aussi le cas dans certains monastères. Ailleurs, la messe de Noël a trouvé un horaire plus commode pour les familles, et non moins liturgique.
Père Dominique THÉPAUT, administrateur